Accéder au contenu principal

L’amour est multidimensionnel (Dt 6.5)

Jésus «lui répondit : Tu aimeras le Seigneur; ton Dieu, de tout ton cœur; de toute ton âme et de toute ton intelligence. C'est la le grand commandement, le premier. Un second cependant lui est semblable : Tu aimeras ton prochain comme toi-même.» (Mt 22.37-39) voir aussi Dt 6.5)

Le choix des mots est différent selon les versions bibliques de ce texte, mais toutes les traductions sont correctes. C'est pourquoi, si l’on veut étudier de près le fruit de l'Esprit, il est utile de définir le sens des mots à partir de leur langue d'origine. Dans Dt 6.5, par exemple, le terme hébreu pour amour est ahabta, qui se réfère avant tout à un amour faisant appel à la volonté, à l’esprit et aux actes, plutôt qu’à un amour exprime par des sentiments ou des émotions. C'est la forme la plus élevée de l’amour, car elle pousse la personne à faire ce qui est juste et noble quels que soient ses sentiments. Ainsi, quand il cite le plus grand des commandements, Jésus parle de la forme d'amour la plus noble, la plus pure et la plus élevée qui soit, de l’amour qui se sacrifie, celui que chacun doit avoir pour Dieu.

Les Juifs savaient déjà que le premier commandement consistait à aimer Dieu de tout leur cœur, de toute leur âme et de toute leur intelligence et, comme l'ajoute Marc, de toute leur force. Voir Mc 12.30. En citant les quatre dimensions de l'être humain, Jésus n'a pas pour intention de décortiquer le sens de chaque mot - encore que l’on gagnerait à étudier chacun de ces quatre aspects. Il vent simplement dire: « Il faut aimer Dieu de tout son être », c'est-à-dire avec la totalité de sa personne.

Lisez Mt 7.12 ; Mt 22.39. Quel point important ces textes soulignent- ils? En quoi est-ce essentiel au concept de l'amour dans son ensemble?

Aimer son prochain comme soi-même signifie aimer tous les hommes de tout son cœur. L'amour dont il est parlé ici dans ce «second» commandement est celui dont parlait déjà «le premier». Il s'agit d'un amour mis en actes, impliquant la volonté et l'intention. Aimer son prochain comme soi-même veut dire prendre soin de l’autre de la façon dont on prendrait soin de soi-même.

Aimer les autres comme soi-même, c’est facile à dire, mais difficile à faire ! Dans quelle mesure y parvenez-vous ? Comment apprendre à renoncer à soi-même – un rude apprentissage ! – afin de répondre aux besoins des autres ?

Commentaires

Posts les plus consultés de ce blog

La prière d'Aaron

"Que le SEIGNEUR te bénisse et te garde! Que le SEIGNEUR fasse briller sa face sur toi et t'accorde sa grâce! Que le SEIGNEUR lève sa face vers toi et te donne la paix!" ( Nb 6.24-26 ) Après avoir lu attentivement la bénédiction ci-dessus, répondez aux questions suivantes : " De quelle façon le caractère de la Divinité est-il évoqué ici? Mt 28.19 . " En quoi cette prière montre-t-elle qu'Israël était totalement dépendant de Dieu? Jn 15.5 . " Quelle signification revêtait le fait que seuls les ...

Le système de la dime

La tribu de Levi ne possédait pas de terres, mais elle avait reçu quarante-huit villes, dont treize étaient destinées aux familles des prêtres (Jos 21.19, 41). Il s'agissait, selon le Seigneur, de leur "part" ou "patrimoine" (Nb 18.20). Outre la part qui leur revenait des offrandes sacrificielles, quel autre moyen le Seigneur a-t-il trouvé pour subvenir aux besoins des prêtres et des lévites? Nb 18.21-32. Le fait de redonner au Seigneur un dixième de ses revenus (Lv 27.30) était une pratique déjà très ancienne. Elle est mentionnée pour la première fois dans la Bible, au moment où Abraham a remis "la dîme de tout" à Malki-Tsedeq, roi et prêtre de Salem (Gn 14.18-20; He 7.1, 2). Jacob avait promis au Seigneur de lui apporter "la dîme" de tout ce qu'il récolterait (Gn 28.22). Ici, Dieu adapte l'usage de la dîme pour Israël: il la réserve au soutien financier de toute la tribu des lévites -- y compris les familles des prêtres. Même les lé...

Des franges "de pourpre violette"

S'il vous est arrivé de rencontrer des Juifs orthodoxes, vous avez sans doute remarqué qu'ils portaient sous leur chemise un rectangle d'étoffe ou un gilet de corps muni de franges blanches. Ces franges tirent leur origine de ce passage biblique. Selon les instructions du Seigneur transmises par Moïse, qu'est-ce que chaque Israelite devait attacher à ses vêtements? Nb 15.38. II semble que dans l'Antiquité, chez les peuples du Proche-Orient, il était coutumier de fixer des franges ou des glands de diverses couleurs aux vêtements. Cette coutume semble avoir été adoptée ...