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L'amour en actes (Lc 10.25-37)

Dans un séminaire, un professeur d'homilétique (cours de prédication) commença son cours de façon inhabituelle. II demanda à ses étudiants de préparer un sermon sur l'histoire du bon Samaritain. Chacun d'eux devait se rendre d'une classe à l'autre en prêchant l’amour et la compassion aux autres élèves. II n'y avait qu'une courte pause entre chaque cours, ce qui obligeait les apprentis prédicateurs à se dépêcher pour respecter l'horaire. Ils devaient en outre emprunter un certain couloir où se trouvait un mendiant - délibérément place là par l’enseignant.

Ce qui se passa alors donne sérieusement à réfléchir ! En effet, seul un petit nombre des candidats prédicateurs s'arrêtèrent pour aider cet homme, car tous manquaient de temps. En se dépêchant pour aller prêcher Ça et là sur le bon Samaritain, presque tous passèrent à côté du mendiant sans voir celui-là même dont ils parlaient dans leur prédication!

Dans la leçon d'hier, nous avons aborde la question: «Qui est mon ennemi?» Aujourd'hui, nous posons la question: «Qui est mon prochain?» Comment Jésus répond-il à cette question dans Lc 10.25-37? En quoi cette parabole est-elle en lien avec la question concernant ce qu'est le véritable l'amour? En la lisant, demandez-vous également pourquoi Jésus a choisi d'attribuer les rôles de «méchants» a des membres du clergé et même à des chefs religieux? Quelle leçon devons-nous en retirer?

Réfléchissez à ces paroles: «J’avais faim et tu as crée une association humanitaire pour en discuter. J’étais en prison et tu as déploré la montée de la criminalité. J'étais nu et tu t'es plaint de l'indécence de ma tenue. J'étais malade et tu as remercié Dieu parce que tu étais en bonne santé. J’étais sans abri et tu m'as parlé du refuge que représentait l’amour de Dieu. Tu sembles tellement saint et si proche de Dieu ! Et pourtant j’ai toujours faim, je suis toujours seul, j’ai toujours froid et je souffre encore. Cela a-t-il une importance quelconque ? »

Soyez honnête. Quels changements devez-vous apporter à votre vie pour être vous-même un bon Samaritain ? Quelle personne de votre connaissance se trouve en ce moment de l’autre côté de votre rue, plongée dans un univers de souffrance ? A quel renoncement devez-vous consentir pour arriver à considérer cette personne comme votre « prochain » et à agir en conséquence ?

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